Rétro / Le saviez-vous ?

Škoda a fabriqué des tricycles à moteur en 1905

 

Škoda, ou plutôt Slavia, a commencé en 1895, lorsque le technicien Václav Laurin et le vendeur de livres Václav (ce nom devait être populaire) Klement ont décidé de vendre des vélos. Après trois ans, ils ont fabriqué leurs propres vélos, un an plus tard, ils ont décidé de concevoir des moteurs. D’abord avec un refroidissement à l’air, puis également avec un refroidissement à l’eau. Ces moteurs refroidis à l’eau se sont avérés très impopulaires sur deux-roues, mais ont fait leurs preuves sur le tricycle lancé en 1905, avec une boîte de rangement ou un siège passager entre les roues avant, une sorte de vélo cargo à moteur à essence.

Un système de refroidissement complexe

La boîte de chargement bloquait l’arrivée d’air au moteur, nécessitant un refroidissement liquide. Pas encore avec une pompe, mais via un thermosiphon : l’eau chaude du moteur monte dans un réservoir où elle peut se refroidir, avant de retourner d’elle-même vers le moteur.  Le système de refroidissement fonctionnait mieux lorsque le moteur était vraiment chaud, ce qui permet de cibler immédiatement le gros point noir du tricycle LW : par temps froid, le moteur ne fonctionnait pas correctement. Cela était dû au système de refroidissement simple, mais aussi à l’approvisionnement en carburant qui reposait sur l’évaporation naturelle de l’essence. D’ailleurs, la lubrification a d’abord été assurée par une pompe manuelle, puis par un système automatique.

 

Deux passagers ou jusqu’à 200 kg de bagages

Malgré ces inconvénients, le tricycle Slavia LW a connu un succès honorable grâce à sa facilité d’utilisation : il pouvait transporter deux passagers ou jusqu’à 200 kg de bagages jusqu’à une vitesse maximale de 40 km/h grâce au monocylindre de 780 cm³ de 5 ch qui actionnait la roue arrière. Les coursiers et les services postaux aimaient utiliser le tricycle de 160 kg. Il a même été exporté.

Laurin et Klement ont produit le tricycle LW de 1905 à 1911. Les chiffres de production ne sont pas connus. Aujourd’hui, il ne reste cependant que trois exemplaires, plus un moteur séparé. L’un d’entre eux (celui sur la photo de tête) se trouve au musée Škoda à Mladá Boleslav, le siège du constructeur.

 

Source : Le moniteur automobile.be

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